Poète et homme politique, Aimé Césaire a toujours affirmé son appartenance au peuple martiniquais et son enracinement dans la négritude, dont il a forgé le nom. Solidaire des luttes pour la dignité, la justice et la liberté, il élève une voix révoltée contre tout ce qui nie l’humanité.
Poète et homme politique, Aimé Césaire n'a eu de cesse de manifester son appartenance au peuple martiniquais, son enracinement dans la négritude (il est l'inventeur du mot), sa solidarité indéfectible avec celles et ceux qui, dans le monde se battent pour la dignité et la justice, la liberté et la paix dans la fraternité des peuples et des cultures. Sa colère est celle d'un homme révolté contre tout ce qui infirme l'humanité dans l'homme, sa voix celle de ceux qui, "au cachot du désespoir", n'en ont pas. "Nègre universel", tel est Césaire et il n'est pas de poésie en langue française qui n'ait porté aussi haut, aussi loin que la sienne "la puissance magique des mahoulis", la nécessaire "revitalisation des fraternités oubliées" et "la force de regarder demain".
