Une histoire ancestrale de Touraine
Revenue à Fontevraud après les croisades, Aliénor d’Aquitaine encourage la plantation de pruniers ramenés de Damas dans le Val de Loire. L’expression « faire tout cela pour des prunes » vient d’ailleurs de cette époque ! Mais au-delà de ces fruits, on ramène également du Moyen-Orient la technique consistant à les faire sécher pour les conserver, que l’on transpose aux fruits locaux : les poires et les pommes !
A défaut de pouvoir recourir efficacement au soleil pour cette opération, ce sont des fours à bois qui vont être utilisés pour assécher les « pouères » (poires en vieux parlé tourangeau), produites en quantité autour de Rivarennes. La production s’intensifie encore au XIXe siècle, période où l’arrachage des vignes touché par le phylloxéra pousse les agriculteurs à se diversifier. Les poires tapées deviennent alors une spécialité culinaire exportée jusqu’en Europe du Nord. La chambre de chauffe des fours traditionnels ne désemplit pas, faisant de Rivarennes la capitale de ce fruit séché.
Au début du XXème siècle, l’activité ralentit fortement après la première guerre mondiale, voyant même la production s’arrêter à partir de 1932. Mais le savoir-faire, lui, est resté, et une association de passionnés se créé en 1988 pour préserver cet héritage qui a traversé les siècles. Aujourd’hui, la Maison de la Poire tapée et la Maison Hérin perpétuent ce savoir-faire unique au Val de Loire ; leur production peut accompagner vos repas, de l’entrée au dessert !

Poires_tapée_Reines_ de_Touraine
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